Les apprenants qui quittent la classe de CM2 au Primaire arrivent dans un autre univers au collège. A ce niveau, la cadence change contrairement au paisible rythme du primaire. Sur les plans chronologique, biologique, psychopédagogique et organisationnel, les enfants de moins en moins mature tant sur le plan organique que psychique sont confrontés à des mutations sans précédents, difficilement perceptibles par les regards d’adultes. Les conséquences de cette migration du primaire au collège agissent sur les enfants et sont compréhensibles par des regards avertis mais ne sautent pas aux yeux des profanes. Enquête en eau trouble sur un sujet inconnu.

Adjéi KPONON & Romuald D. LOGBO

 

Kaki flambant neuf, un visage heureux, une voix joviale. Pas besoin d’être visionnaire ou devin pour savoir que ce jeune garçon de 11 ans fait ses premiers pas en classe de sixième. S’il dispose d’une frêle expérience au collège, sa marche, observée au détour d’une ruelle à Abomey-Calavi, elle, reflète bien que Joseph Hounsa est un habitué des bancs de l’école. Comme lui, affecté au Collège d’Enseignement Général (CEG) 3 d’Abomey-Calavi, 410 apprenants ont été affectés au CEG Dantokpa selon Saturnin Gbaguidi, le directeur. Cependant, le directeur poursuit que nombreux sont ceux qui ne viendront pas dans son établissement qui fait corps avec le plus grand marché du Bénin, car ils ont pris le chemin des collèges privés alors qu’il leur a réservé un chaleureux accueil. Bref ! Cet accueil contient une réalité méconnue aux conséquences subtiles.

Des chiffres qui parlent …

Voici les statistiques des résultats de l’année scolaire 2016-2017 d’un CEG dont nous taisons le nom, visité lors de l’un de notre périple des vacances. Effectif total des élèves de 6è : 562. Ont effectivement participé aux évaluations : 524. Ont eu une moyenne supérieure ou égale à 10 sur 20 : 320 soit 61,06 %. Moyenne inférieure ou égale à 10 sur 20, toutes catégories confondues : 204 soit 38,94 %. Ces statistiques sont certes celles d’une seule école mais c’est certainement l’arbre qui cache la forêt. Et pour cause, le 6 janvier 2017, Lucien Kokou, Ministre des Enseignements Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle prenait l’arrêté n° 002/MESTFP/DC/SGM/IGM/DIPIQ/DEC/DESG/SA/95SGG16 fixant les conditions de passage, de redoublement et d’exclusion dans les lycées et collèges d’enseignement général pour sonner le glas des redoublements massifs dans les établissements publics d’enseignement secondaire. Un coup d’œil sur les statistiques et on constate que la décadence se poursuit. Si en classe de 5ème, on observe une légère hausse, car ils sont 65,55 % à avoir eu une moyenne supérieure ou égale à 10 sur 20, en classe de 4ème, la déculottée est brutale : 49,32 % ont eu une moyenne supérieure ou égale à 10 sur 20 soit 50,68 % d’échecs, c’est-à-dire 340 élèves sur les 671 qui ont pris part aux évaluations. La classe de troisième ne déroge pas à la règle. Ont composé : 611 élèves, ont obtenu une moyenne supérieure ou égale à 10 sur 20 : 256 soit 41,89 %, ont obtenu une moyenne inférieure à 10 sur 20 : 362 élèves soit 58,11 %. Certains peuvent à raison, pointer du doigt le niveau des apprenants mais ils existent une réalité négligée par les acteurs du système éducatif et qui met en lumière la question de l’intégration des apprenants qui arrivent dans un nouveau monde.

Une réalité négligée et pourvoyeuse d’échecs …

Selon le Docteur Patrick Houessou, enseignant-chercheur au Département de Psychologie et des Sciences de l’Education (DPSE) de l’Université d’Abomey-Calavi, cette réalité fait appel à deux concepts en un qui sont l’affiliation qui recouvre en elle-même la notion de rupture de contexte, développés par Alain Coulon. En effet, poursuit le professeur, « la rupture de contexte symbolise le changement qu’il y a entre le niveau primaire et le niveau secondaire ». Et ces changements sont nombreux. Sur le plan pédagogique, ce n’est plus un maître pour toutes les matières mais un enseignant par matière ; soit au moins sept enseignants. Les cours ne durent plus 45 minutes voire une heure mais deux heures chacun en moyenne. Sur le plan psychologique, il ne s’agit plus de cerner le caractère ou la personnalité d’un enseignant mais de plusieurs enseignants. Et aussi, il y a beaucoup plus de liberté, car l’apprenant n’est plus soumis aux devoirs matinaux quotidiens ou aux leçons à réciter. Ce qui fait que les amis de classe eux aussi développent d’autres attitudes qu’il faut cerner.

Sur le plan organisationnel, le nouvel élève du collège n’est plus face au seul directeur de l’école primaire. Il y a le censeur, les surveillants, la secrétaire, le comptable et autres qu’il faut prendre en compte. Sans oublier qu’il y a le règlement pédagogique à respecter. Sinon, c’est la punition. Et même à ce niveau, les choses changent comme l’explique si bien Lydie Dangbo, enseignante au CEG Suru-Léré, en ces termes affectueux : « Au primaire, quand ils agissent mal, le maître les tape et c’est fini. Mais au collège, ce sont des heures de corvées qu’il faut exécuter dans le collège ou alors des heures de colle qui font perdre de points de conduite ». Là encore, il est important pour le puceau ou la pucelle du collège de retrousser ses manches pour mieux gérer son temps à répartir sur chaque matière. Ici au collège, les cours ne font plus une page et demie voire deux pages mais des pages sans oublier qu’il n’est pas recopié au tableau mais le professeur dicte le cours. Bref ! Un virage à 180 degrés.

En somme, l’élève de la classe de sixième est confronté à une dynamique pédagogique et psychologique qui fait appel à la mobilisation de toutes les ressources de son être pour faciliter son intégration au collège. Une réalité corroborée par le Docteur Houessou qui reconnaît que « lorsqu’il y a rupture de contexte, les enfants le ressentent aussi bien sur le plan pédagogique que sur le plan psychologique. Donc, c’est une réalité qui peut les emmener à avoir des résultats positifs ou négatifs ». Le chercheur continue. « Lorsque cette rupture de contexte est bien gérée et que l’enfant arrive à se retrouver facilement dans un certain délai, on parle d’affiliation ».

Dans cette hypothèse, l’apprenant a réussi son intégration et a su capitaliser les éléments de son nouvel environnement pédagogique. Cependant, le revers de la médaille, c’est-à-dire « lorsque la rupture de contexte n’est pas réussie, on parle de désaffiliation qui correspond très souvent à une situation d’échec. Cet échec peut s’exprimer de plusieurs manières », explique l’enseignant-chercheur. Pour lui, cette situation d’échec se manifeste soit par une réorientation dans un autre secteur d’enseignement, ou d’apprentissage, soit par un abandon consécutif d’un ou plusieurs redoublements.

En plus de cela, le chercheur révèle encore d’autres cas qui peuvent se présenter. « L’enfant peut être très intelligent mais les considérations environnementales peuvent constituer un blocage pour lui. Vous avez aussi des enfants dont les parents sont mutés en pleine année scolaire. Ils se sont déjà fixés des relations amicales et ils arrivent brutalement dans un autre environnement où ils doivent tout reprendre à zéro y compris les amis. Or, les recherches ont montré que les enfants sont très attachés à leur réseau amical.

Tous ces éléments peuvent pousser l’enfant, même s’il n’a pas de problème au niveau de ses résultats, à abandonner ». Par contre, le directeur du CEG Dantokpa, lui, fait retentir un autre son de cloche. En effet, l’homme soutient que ceux qui ne sont pas intégrés sont ceux qui ne sont pas suivis dans le cercle familial (c’est-à-dire à la maison) ou qui n’ont pas le niveau requis pour la sixième. Face à cette situation, de nombreuses questions restent sans réponses par faute de recherches appropriées et vulgarisées. Cependant, des pistes de solutions existent.

Parents d’élèves et chefs d’établissement à labarre …

Spécialiste des questions psychopédagogiques et ayant fait des recherches sur les raisons des échecs massifs en milieu universitaire béninois, Patrick Houessou n’a pas fait dans la dentelle. « C’est d’abord le rôle des parents. Ils sont les premiers conseillers et les premiers enseignants de leurs enfants. Ils doivent faire un premier travail de conscientisation. Lorsque l’enfant est admis en classe de 6ème, ce n’est pas parce qu’il a déjà 10, 11 ou 12 ans qu’on va penser qu’il sait déjà tout de l’environnement scolaire. Les parents doivent préparer psychologiquement les enfants depuis les vacances en leur rappelant que la rentrée va commencer bientôt », martèle le chercheur en donnant des exemples de paroles affectueuses que les parents pourraient prononcer. Au CEG Dantokpa, Saturnin Gbaguidi, le directeur, présente sa méthode. « A la rentrée, nous tenons un conseil avec nos professeurs. Cela leur permet de s’approprier leurs cahiers de charge et nous leur donnons des instructions pour ces élèves de 6ème avec qui, il faut réussir le contrat didactique dès le départ pour leur donner de l’engouement et les mettre à la tâche ». Censeur adjoint  au CEG du Lac, Christophe Atchada, présente aussi son arsenal méthodologique. « En sixième, on les accompagne pour mieux maîtriser les réalités du secondaire. En classe, à la cérémonie des couleurs, on les sensibilise. On leur dit de prendre toutes les matières au sérieux, qu’il ne faut surtout pas croire qu’il y a une composition de passage à la fin de l’année et que chaque jour compte pour le succès en fin d’année. Donc, c’est une sensibilisation permanente et constante à l’endroit des nouveaux apprenants du Secondaire mais aussi à l’endroit du corps d’encadrement majoritairement composé des enseignants ». 

Les enseignants, le dernier rempart … 

Une fois en classe, le relai est assuré par les enseignants. A ce niveau, l’expert montre comment leur part est cruciale dans ce processus de rupture de contexte conduisant à l’affiliation. Il affirme qu’ils doivent accompagner les enfants en leur faisant comprendre qu’ils sont dans un contexte différent, de façon synergique avec l’administration des établissements. Ainsi, « une fois en classe, il s’agit là du relationnel pédagogique. Il appartient à l’enseignant de savoir comment gérer chaque enfant en fonction des caractères qu’il leur présente ou qu’il leur trouve. Il appartiendra à chaque enseignant d’accompagner tous les élèves qui lui sont confiés dans chacune des matières qu’ils auront », a expliqué l’expert.

En somme, c’est la responsabilité de chaque enseignant de mettre en place son arsenal méthodologique pour que psychologiquement et pédagogiquement l’enfant se sente attiré par sa matière. C’est la gestion de tous ces petits éléments qui finit par conduire les enfants soit à l’affiliation, soit à la désaffiliation. Force est aussi de constater que la question est étroitement liée au désamour que les apprenants ont pour certaines matières ou pour des enseignants.

« Quand il y a désaffiliation, selon le docteur Houessou, il peut avoir la dedans la gestion individuelle que chaque enseignant fait de sa relation avec les apprenants. Ce qui fait que dans des classes, vous avez des élèves qui aiment certains professeurs et n’aiment pas d’autres. Ce désamour pour les enseignants est généralisé chez certains élèves. Si cela arrive, c’est alors l’enseignant qu’il faut interroger, car un enseignant ne peut pas être désapprécié de tous les apprenants qu’il tient ». Affiliation et désaffiliation sont au carrefour du parcours de l’apprenant au Secondaire. Face au taux d’échecs observés, on est en droit de se demander ce que fait l’État.

L’État dans la posture du singe : ne rien voir, ne rien entendre, ne rien dire

Ici, le maître mot, c’est la question de l’accompagnement des apprenants par des conseillers d’orientation et des psychologues. Il s’agit de donner aux apprenants l’occasion de s’exprimer sur leur vécu dans un cadre nouveau. Pour Patrick Houessou, il est important que des spécialistes puissent « écouter l’enfant sur tous les autres aspects des problèmes qu’il peut avoir et qu’il n’ose pas évoquer ». L’État doit donc créer un espace d’expression de ces spécialistes. L’État, selon le chercheur, doit aller au-delà du superflu qui consiste à créer les conditions matérielles et humaines de la rentrée. Il doit se focaliser sur la qualité des enseignants en présence et des conditions de travail des apprenants qui sont généralement loin des normes ergonomiques optimales pour un travail et une éducation de qualité. Pour ce faire, Patrick Houessou estime que « le travail que l’État doit faire n’est pas aussi extraordinaire. Il suffit juste de trouver un moyen de mettre l’homme qu’il faut à la place qu’il faut ». C’est à ces conditions que l’éducation retrouvera ses lettres de noblesse et que chaque nouvel apprenant va se sentir fils d’un pays, car la nation met à sa disposition les moyens humain et matériel nécessaires à son bien-être et à son éducation.

Chute du taux des plaintes des populations à l’endroit des réseaux GSM. Conséquence du travail de fourmis de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP-BENIN) pour rappeler à l’ordre les opérateurs de téléphonie mobile. En dix années, les langues confessent que l’ARCEP-BENIN a eu des ambitions et a innové.

Hilacondji, les 28 et 29 septembre 2017. Le téléphone portable gardé sur soi ne perd pas de réseau comme cela était le cas il y a deux ou trois ans. Zéro brouille en 2017 sur le tronçon Grand-Popo – Hilacondji, confirme Maxime, vendeur ambulant. Codjo, assis sur sa véranda, atteste ce confort dans les appels téléphoniques, « Nous n’avons pas connu de dérangement cette année sur les réseaux. Actuellement, notre objectif est de passer aux 4G. J’ai même un ami qui vient de l’activer … » Les raisons de cette amélioration de la qualité de service en matière d’émission et de réception des appels téléphoniques via les réseaux GSM sont évoquées dans le rapport général d’activité 2016 de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP-BENIN). Selon ce document, « Compte tenu des dysfonctionnements enregistrés sur les réseaux des opérateurs de téléphonie mobile dans les zones frontalières des deux pays et les évolutions technologiques intervenues ces dernières années dans le secteur des communications électroniques, l’accord de coordination et de partage des fréquences (…), signé en décembre 2010, entre le Bénin et le Togo, a été révisé en juillet 2016 ». En outre, renchérit le rapport, à l’opposé de 2015, deux contrôles de fonctionnement des réseaux ont été effectués par les équipes de l’ARCEP dans les zones frontalières avec le Togo. Et à force de renforcer ces contrôles, les plaintes des consommateurs ont baissé pour progressivement devenir  marginales tels que les signaux se dessinent dans le rapport de 2016 : « 117 plaintes ont été reçues et traitées par l’ARCEP en 2016 contre 284 sur l’année 2015 ». Et au nombre de ces plaintes, celles portant sur la qualité du service a chuté de 55 en 2015 à 18 en 2016. 

Malanville témoigne 

Les effets des actions de l’ARCEP sont également perçus à plus de 800 kilomètres de Hilacondji, dans la partie septentrionale du pays. Issouf, agent de la mairie dans la ville frontalière du Bénin avec le Niger, est fier d’affirmer : « Ici à Malanville, nous ne connaissons pas de perturbation de réseau. Nous téléphonons quand nous voulons et comme nous voulons ». Sa déclaration est corroborée par les tableaux statistiques de l’ARCEP relatifs au taux de couverture en superficie et en population des réseaux GSM. Un coup d’œil sur ces données indique que plus de neuf zones sur dix sont couvertes par les opérateurs des téléphonies mobiles et presque dix Béninois sur dix sont touchés par ces réseaux GSM. Des taux obtenus grâces aux différentes décisions de régulations prises au niveau de l’organe de régulation. Ce sont près de 19 décisions qui ont été prises par mois en 2016, renseigne le rapport général d’activités.

Inauguration de la nouvelle décennie

Et l’ARCEP n’entend pas s’arrêter à ces chantiers d’amélioration de la qualité de couverture et de service des réseaux GSM qui ont été son leitmotiv de 2007 à 2016. La preuve, elle ouvre sa nouvelle décennie avec le projet " de portabilité des numéros mobiles" qui est « la possibilité pour un abonné de conserver son numéro en cas de changement d’opérateur de téléphonie mobile », commente Rafiatou MONROU, ministre de l’Economie numérique et de la communication.  C’est une révolution, vante-t-elle, qui « contribue à l’amélioration de la qualité des réseaux et des services offerts aux consommateurs, à la réduction des prix et stimule la concurrence puis l’innovation ». Toutes choses qui montrent que les autorités ne se sont pas trompées en voulant « faire de l’ARCEP, une institution de régulation forte et de référence qui favorise le développement d’une économie numérique ». Une vision que doivent nécessairement partager les opérateurs de téléphonie mobile en optimisant leurs réseaux et en investissant sur les réseaux, suggère Sami Tabbane, l’un des consultants qui a audité l’ARCEP en lui traçant le chemin des nouveaux jours.   

 

Vadim QUIRIN

 

ARCEP, le personnel jeune au service de l’audace et de l’innovation

 Plus de huit agents sur dix ont moins de 40 ans à l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP-BENIN). Un véritable atout qui colle au domaine mouvant de la technologie. Le rapport général des activités de 2016 apprécie cette richesse : « Cet effectif composé majoritairement de jeunes permet d’asseoir une politique de développement et d’expertises variées en matière de communications électroniques et de la poste ». Il faut noter qu’au 31 décembre 2016, le secrétariat exécutif de l’ARCEP comptait au total 96 agents dont 50 cadres, 25 agents de maîtrise et 21 agents d’exécution.

 

 

 

ARCEP, une référence en matière d’accès aux sources d’information

 

Sur dix offices de service public, l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (ARCEP-BENIN) peut être considérée comme la locomotive en matière d’accès aux sources d’information. Pas besoin de se déplacer pour consulter les rapports de 2007 à 2016. Un seul clic sur leur site internet et le tour est joué. Les décisions rendues, la synthèse des audits sont également accessibles sur le site. Force aussi l’admiration, la manière qualitative de présenter le rapport d’une année à une autre. Une simple présentation de forme qui force à reconnaître que sur dix années de régulation, l’ARCEP a évolué d’ambition en ambition.

 

A Cotonou, ville située en dessous du niveau de la mer, les eaux pluviales ne constituent pas à elles seules, une menace pour les populations. Dans cette agglomération urbaine, sans stations d’épuration, il y a pire : la menace des eaux usées.

De loin, un torrent noir, qui ne se distingue de la terre ferme que par les barques qui s’y flottent. De près, un flot intarissable d’eau, charriant toutes sortes de déchets, arrose la berge. Nous sommes à Ahouansori Tokpa, où s’achève, en permanence, une bonne partie des eaux usées de la ville. « C’est des eaux qui viennent aussi bien de Dantokpa que des quartiers voisins. Ça coule tout le temps, avec toutes sortes d’odeur », signale dame Geneviève, vendeuse de riz, installée sur l’une des canalisations qui se vide dans la lagune. Cependant, ce qui inquiète plutôt ces

L’abattoir Socavol de Saint-Brandan, près de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), a été placé en redressement judiciaire par le tribunal de commerce. Une victoire pour les 74 salariés, qui craignaient une liquidation. Ils ont laissé éclater leur joie, ce vendredi devant leur usine.

« C’est vendredi 13, on va aller jouer au loto. » Les 74 salariés de l’abattoir Socavol à Saint-Brandan étaient sceptiques quant à l’avenir de leur entreprise. Mais le tribunal de commerce de Saint-Brieuc a choisi d’accorder un délai de six mois pour remettre sur pied cet abattoir, lâché subitement par son actionnaire basé au Bénin. Ce vendredi après-midi à 14 h, les salariés ont laissé éclater leur joie devant leur usine.

Leur emploi est sauvé !

Sébastien Ajavon, actionnaire principal de cet abattoir de poules de réforme vivant au Bénin, a demandé, la semaine dernière, la liquidation pure et simple de cette entreprise. Un véritable choc pour les 74 salariés, résidant dans le pays de Quintin au sud de Saint-Brieuc, et qui pour la plupart, ont travaillé toute leur vie dans cette entreprise.

Le directeur avait annoncé un peu vite la liquidation de l’entreprise à ses salariés en fin de semaine dernière alors que le tribunal de commerce ne s’était pas encore prononcé.

Choqués, les 74 salariés avaient installé un piquet de grève devant leur abattoir. Certains ont appris la décision du tribunal, ce vendredi, avec un petit esprit de... Lire la suite de l'article sur AfricTv

Dans le cadre des opérations de lotissement dans la commune d’Abomey-Calavi, la mafia locale capte la rente foncière, au détriment des réserves administratives et sociales, faisant des acquéreurs de parcelles, les vrais dindons de la farce. 

Dossier réalisé par Maryse Assogbadjo

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